Ce qui me vient en premier, c’est le mot échange. Dans ces séances, on échange avec ses pairs, et la hiérarchie disparaît. On oublie qu’on est le manager de telle ou telle fonction. J’ai pu me livrer car dans cet espace j’ai trouvé de la confiance et aussi de la confidentialité. C’est un endroit où je peux dire quand quelque chose est difficile.
Pour moi, ce temps a été un espace où je ne restais pas seul avec mes questions. J’ai pu bénéficier au-delà des coachs de la relecture de managers plus expérimentés, sur des situations qu’ils maîtrisaient peut-être mieux que moi. Et parfois, ce n’était même pas une question de conseil : juste verbaliser la situation me permettait déjà de comprendre ce qui n’allait pas.
En tant que jeune manager, j’ai vraiment eu la sensation que ça me faisait gagner du temps. J’ai appris plus vite. J’ai testé des choses… mais pas seul. Et c’est plus sécurisant pour moi — et certainement aussi pour mes collaborateurs.
J’ai trouvé aussi que c’était un espace de liberté : un lieu où l’on peut reconnaître ses faiblesses, sans jugement. Ce n’est pas simple, mais c’est accepté. Et c’est soutenant.
Ce que je retiens, c’est que le collectif ne donne pas les solutions. Il m’a aidé à trouver la mienne.